Haute-Loire
"Il est une terre que l'on apprivoise et à laquelle on se lie après avoir fait maints et maints détours pour arriver jusqu'à elle"
LE
MEZENC
Le Pic du Mont Mezenc se situe entre l'Ardèche et la Haute-Loire. C'est dans ce secteur et plus précisément dans le village le plus haut de la Haute-Loire, les Estables, que la fameuse viande de
boeuf Fin Gras du Mézenc peut être dégustée. Les bovins sont ici nourris avec les meilleurs foins des Hauts Plateaux du Massif. Cette spécialité se déguste traditionnellement à Pâques. Il est
constitué de deux sommets distants d'un demi-kilomètre. Le sommet sud est le plus élevé à 1 754 mètres, il est situé dans le département de l'Ardèche. Le sommet nord est surmonté d'une croix et
culmine pour sa part à 1 749 mètres. Il s'agit du sommet du département de la Haute-Loire.
|
|
|
|
|
La BURLE :
Les gens de là-haut, eux, savent bien ce que c'est que la Burle.
Un vent dur et glacé qui balaie quatre mois de l'année le plateau et les pentes du Haut-Vivarais
Les gens de là-haut, mais pas les étrangers, pas le touriste, qui ne connaissent
que du pays les sentiers faciles et ensoleillés, bordés d'airelles et de digitales.
Pourtant la Burle appartient au pays, elle en est le souffle vital et les êtres vivants doivent se plier à ses caprices, à ses débordements.
Il faut l'avoir entendue pleurer de sa voix grave dans les bois noirs.
Il faut l'avoir vue, faisant jaillir du sol un incendie de glace, dénudant l'herbe figée de givre.
Il faut l'avoir sentie sur le visage et les mains. Ses aiguillons vous engourdissent les doigts, vous mettant des larmes pleins les yeux. Son souffle vous hurle à l'oreille.
La Burle sculpte des rides de neige qui s'accumulent en dunes mobiles pour devenir de profondes congères. Les chemins creux se comblent, bloquant les fermes égarées, tandis que
le sommet des cols devient un piège pour l'automobiliste imprudent.
La Burle est sans partage. Quand elle apparaît, les humains se ferment derrière la barrière rassurante de murs de granit et des doubles fenêtres.
Les animaux domestiques se serrent dans les étables obscures et les bêtes sauvages cherchent refuge dans les sillons profonds et l'épaisseur des bois.
Les gens de là-haut sont comme la Burle, forgés à grands coups, durs, froids, insaisissables.
Malheur à l'étranger qui se hasarde à fouler les congères de leur âme. Il s'enlise et personne ne viendra lui porter secours.
N'est pas du pays qui veut
....
La Burle, Paul PERREVE 2007
En raison de
sa commodité, le sabot de bois se maintient, pour le travail, dans toutes nos campagnes ; il fut, jusqu’à une époque proche de la nôtre, le soulier de tous les jours, et les vieux paysans, vers
1925, le chaussaient encore pour se rendre a la messe ou sur le foirail.

C’est que le sabot faisait partie de la vie du morvandiau. On se les taillait soi-même le plus souvent. C’est DUPIN qui en 1841 écrivait : "Ils les font fabriquer chez eux à bon compte avec un pied de verne ou de bouleau qu’ils achètent rarement; ils aiment mieux le couper en maraude, dans la forêt voisine". On mettait le bois à sécher. On en avait plusieurs morceaux d’avance. Et dans un bois bien sec on creusait à la gouge et on équarrissait tant bien que mal un sabot simple qui protégeait parfaitement de l’humidité. L'épaisseur du bois permet l'isolation du froid et de l'humidité et la largeur de la semelle empêche de s'enfoncer dans la terre humide. La forme du sabot n'est pas due au hasard ; la pointe du sabot sert au décrottage de la semelle. Le principal défaut du sabot est son usure. En effet, les sabots s'usent vite, en deux mois au maximum, ce qui explique que les sabotiers ne manquaient pas de travail !
Le sabotier utilisait le bois dur et tendre. Le premier (noyer, frêne et surtout hêtre) servait à fabriquer les sabots des gros marcheurs qui ne souhaitaient pas les user trop rapidement. Le second (tremble, saule, aulne ou verne mais surtout bouleau) fournissait les sabots les plus courants et les plus appréciés des cultivateurs pour leur légèreté.Une fois choisi, l'arbre est écorcé et coupé en billes d'un mètre. Ces billes de bois sont ensuite découpées en trois morceaux. La longueur de ces morceaux correspond en fait à la plus grande pointure fabriquée (du 46).
Grossier, au nez pointu, et quelquefois jauni sur le feu, le sabot s’affina et fut soigneusement noirci vers la fin du XIXème siècle, bien qu’au dire de Jules Renard se portaient encore au coeur du Nivernais "des sabots blancs à peine équarris". Dans la région de Nevers primait l’amougnot - du nom de la contrée des Amognes - à la forme plus élégante et à la légèreté relative.
Pour que les sabots durent plus longtemps, on les ferrait avec de gros clous, réservant à la paire du dimanche des petits clous "sur semelle de peau" pour faire moins de bruit à l’église. Et l’on se préservait de l’humidité avec les plisses, petites semelles en paille plessée, tressée.
En Morvan, comme dans les Amognes, se porta jusqu’à la fin du XIXème siècle, la lourde botte de cuir, sans aucune fermeture, montant au-dessus du genou, et que l’on ferrait.
L’usage du soulier de cuir - un luxe - se généralisa pendant la guerre de 1914 et le sabotier de village perdit ses pratiques. Aujourd’hui les sabots, faits mécaniquement, sont vendus dans les bazards.
Les Sabots en Auvergne
Le sabot a longtemps été la "chaussure à tout faire" ; on travaillait aux champs en sabots ; c'est en sabots qu'on allait au marché.
Il existait tous types de
sabots : pour le travail tout en bois avec quelquefois une large bande de cuir pour le confort.
il y avait des sabotiers, même dans les plus petits villages. Ils avaient de véritables ateliers ou une petite entreprise familiale suivant l'étendue de la clientèle.
Le travail exigeait une très bonne habilité et une force certaine car il fallait dégrossir le bloc de bois (principalement du vergne).
Ses outils étaient des longues lames articulée au bout de madrier relevé à son extrémité où le sabotier s'asseyait et "usait" de ses tarières, gouges ou
couteaux.
Malheureusement la Grande Guerre fît disparaître petit à petit ce métier à cause de l'industrialisation. Le rendement de ses machines "acheva" petit à petit les petits sabotiers. De plus, des sabots moulés dans le caoutchouc prirent la place des bons vieux sabots en bois grâce à leurs légèreté et leur confort.
Le sabot ne fût pas l'usage unique de l'Auvergne car il faisait aussi parti du patrimoine de la France paysanne.
"Loin des futilités et du stress des villes,
la nature nous a ouvert son chemin !"
SILENCE ! CA POUSSE !
Derniers Commentaires